Haut Potentiel Enfant et adolescent

Le Haut Potentiel chez l’enfant et l’adolescent

« Etre surdoué ne signifie pas être plus intelligent que les autres, mais fonctionner avec un mode de pensée, une structure de raisonnement différente. L’intelligence de l’enfant surdoué est atypique. C’est cette particularité qui rend souvent difficile son adaptation scolaire, mais aussi son adaptation sociale » Jeanne Siaud-Facchin, « L’Enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir »

Précoce, surdoué, zèbre (en référence aux travaux de Jeanne SIAUD-FACCHIN),      « l’enfant à haut potentiel »  se caractérise par un mode de raisonnement et un fonctionnement affectif particulier, atypique. Son système de pensée et ses aptitudes cognitives spécifiques le placent en décalage au regard des enfants de sa tranche d’âge. Non identifié, ce profil peut-être la source de difficultés.  La détection d’un haut potentiel chez l’enfant permet notamment de définir le profil cognitif et déterminer  les forces en présence pour ajuster les réponses pédagogiques et agir sur les difficultés exprimées.

Les indices préalables à la détection :

L’enfant à haut potentiel  présente certaines caractéristiques (pas toutes présentes ensemble)  qui peuvent amener la question d’une détection :

Ils ont été souvent des bébés éveillés, portant une grande attention au monde qui les entoure. Sensibles et dotés d’une forte empathie, les émotions s’expriment souvent chez eux avec une grande intensité.

Très tôt,  ils peuvent manifester un intérêt pour la compagnie d’enfants plus âgés et d’adultes avec lesquels ils aiment entrer en discussion et disposent souvent  d’un sens de l’humour « aiguisé ». Dès l’âge de 6 ans ils peuvent être déjà  très à l’aise avec des concepts difficiles et se questionner beaucoup sur le sens de la vie et de l’Univers. Ils peuvent présenter un goût prononcé pour la lecture souvent acquise précocement voire spontanément.

Si de nombreux enfants à haut potentiel connaissent un développement harmonieux, d’autres peuvent présenter certaines difficultés qui méritent que l’on y porte une attention toute particulière : troubles associés (moteur, troubles de l’orientation spatiale, dyslexie…), refus voire phobie scolaires souvent générés par la crainte exacerbée de l’échec, difficultés relationnelles, fragilité affective et émotionnelle, anxiété, trouble du sommeil….

Le repérage en question

Le repérage du Haut Potentiel relève d’un bilan psychologique.  Au-delà d’un simple constat , le bilan se veut être un bilan « perspective » en ce sens qu’il s’inscrira toujours dans  une recherche de solutions pour aider la personne à se mettre en chemin et trouver son mieux-être.

« Avant tout la méconnaissance de la précocité représente un risque pour l’enfant. À l’inverse, son identification et surtout sa reconnaissance sont rapidement bénéfiques et permettent à l’Enfant Intellectuellement Précoce d’exploiter au mieux ses compétences».   O. Revol, J.Louis, P. Fourneret

 

Partant du principe que « mieux vaut prévenir que guérir » , le repérage  peut s’avérer utile dès lors que des difficultés s’expriment  incluant une suspicion de Haut Potentiel (émanant de l’entourage familial et/ou scolaire). Repérer précocement le Haut Potentiel permet l’identification et la mise en œuvre de mesures adaptées allant dans le sens d’un mieux-être et d’un épanouissement de l’enfant , permettant à ce dernier un développement harmonieux de son potentiel.

Il peut servir, dans certaines situations à  repérer la présence de troubles associées et orienter vers les réponses thérapeutiques adaptées (neuropsychologie, orthophonie, psychomotricité).

Enfin, il s’agira, au regard de chaque situation, d’identifier les ressources mobilisables (intrafamiliales mais également dans le champ éducatif, associatif..) pouvant constituer un appui bénéfique.

Toutefois, il est important de considérer le coût temporel, financier et surtout psychique d’une évaluation.

Par ailleurs, il incombe  au psychologue de veiller à tout risque de stigmatisation et de toujours comprendre la motivation qui pousse à solliciter un repérage.

L’évaluation n’est donc pas systématique et sa pertinence se doit d’être évaluée à la lumière de la situation particulière de l’enfant et de son environnement.